Moins de 30 heures après l’installation illégale d’un groupe de gens du voyage sur un terrain communal à Entressen, l’occupation a pris fin. Le maire d’Istres, Robin Prétot, s’était rendu sur place dès leur arrivée pour leur demander le départ et rappeler une règle simple : à Istres, la loi s’applique à tous.
Face au refus initial de quitter les lieux, de rejoindre l’aire de grand passage et aux pressions exercées, le Maire avait annoncé qu’il engagerait l’ensemble des procédures administratives et judiciaires nécessaires.
Moins de 24 heures plus tard, la communauté a reçu un avis d’expulsion avec préavis de 24h. En moins de 30h, les caravanes ont quitté le terrain.
« Je l’avais promis aux Istréens, je ne laisserai plus notre ville subir des installations illégales sans réagir. C’est chose faite.Certains expliquaient encore que nous ne pourrions rien faire, que notre fermeté n’était que de la communication. Les faits leur répondent aujourd’hui : en moins de 30 heures, l’occupation illégale d’Entressen a pris fin.Nous n’avons cédé ni aux pressions ni au chantage. Nous avons fait respecter la loi. C’est le retour de l’autorité à Istres. » Robin Prétot, Maire d’Istres
LE RESPECT VA DANS LES DEUX SENS !
Cette fermeté n’empêche ni le respect ni le dialogue. La Ville d’Istres assume pleinement les obligations qui sont les siennes en matière d’accueil des gens du voyage et met à leur disposition une aire de grand passage aménagée à cet effet, la seule du Département. Elle dispose notamment de 9 sanitaires, 3 points électriques, plusieurs raccordements à l’eau, d’un espace adapté à l’accueil des caravanes, ainsi que d’un dispositif de gardiennage et d’entretien de la végétation.
D’autres aménagements sont d’ores et déjà prévus pour l’année prochaine afin de continuer à améliorer les conditions d’accueil. La Ville respecte cette communauté, ses droits et son mode de vie. Elle demande en retour que ses équipements, ses terrains et les Istréens soient respectés. « Le respect, c’est dans les deux sens. Nous assumons nos responsabilités et nous mettons à disposition un espace permettant un accueil digne et propre. Dès lors, rien ne peut justifier l’occupation illégale d’un terrain communal. Nous respectons les droits et les libertés de chacun. Nous exigeons simplement que l’on respecte aussi ceux des Istréens. »
APRÈS DES ANNÉES D’INSTALLATIONS ILLÉGALES, LA VILLE A CHOISI D’ANTICIPER !
L’épisode d’Entressen constitue un cas isolé depuis le début de l’été. Les années précédentes, le complexe sportif Audibert avait fait régulièrement l’objet d’occupations illégales, perturbant directement les clubs, les sportifs et le fonctionnement des équipements municipaux, tout en imposant d’importants frais de remise en état à la collectivité.
Dès son arrivée à la tête de la Ville, la nouvelle municipalité a donc fait de la protection de ces équipements une priorité. Avant le début de la période estivale, plusieurs sites particulièrement exposés ont été sécurisés : le complexe sportif Audibert, le stade du CEC et le Deven.
Au complexe Audibert, des travaux d’infrastructure ont notamment été réalisés pour empêcher le passage des caravanes tout en maintenant l’accès indispensable aux véhicules de secours :
installation de chicanes, de ralentisseurs et de blocs de béton armé, complétée lorsque nécessaire par la mise en place de véhicules de protection.
Depuis le début de l’été, ces dispositifs ont rempli leur fonction : les sites protégés ont été préservés et les activités sportives sur site ont pu être maintenues.
« Cette situation démontre deux choses : nous savons agir lorsqu’une occupation illégale se produit, mais surtout nous savons l’anticiper. Pendant des années, les clubs et les usagers ont subi les conséquences de ces installations. Nous avons décidé de protéger leurs équipements avant que le problème ne se reproduise. Préparer, protéger et, lorsqu’il le faut, sanctionner : c’est cette méthode que nous continuerons d’appliquer. À Istres, le temps du laxisme est terminé. » Robin Prétot, Maire d’Istres
Gens du voyage : À Istres, l’autorité et la loi ont été rétablies en moins de 30 heures
Communiqué du Maire


Le terrain occupé a été totalement libéré