Elle est comme ça, Marine musique à l’aise sur scène comme chez elle. C’est en tout cas l’image que la chanteuse a renvoyé à ses fans, ce dimanche 12 juillet 2026, pour la quatrième et dernière soirée des Nuits d’Istres. Avec un look décontracté, short et débardeur noir, elle installe d’entrée une ambiance de connivence et de confidences avec un public familial acquis à sa cause. Petites filles, mamans ou mamies composent la majorité de la fosse et des gradins.
Après une intro par ses quatre excellents musiciens, avec un immense cœur en fond de scène, coupé en deux en une mosaïque de miroirs, la native du Pas-de-Calais y va franco dans la prise de parole. Pestant contre la chaleur et les moustiques, s’en voulant d’oublier momentanément des paroles, râlant contre la pédale de son piano qui se dérobe sous son pied, insistant pour réussir un selfie avec les spectateurs qui chantent le refrain de « Cœur maladroit »en arrière-plan, houspillant même un groupe d’adoratrices qui la déconcentre en ne cessant de crier son prénom… Juste avant le rappel, elle résumera d’une phrase sa prestation : « Merci, Istres, de m’avoir acceptée comme je suis ».
La gagnante de la 12e édition de la Star Ac en 2024, c’est donc un tempérament bien trempé. Mais c’est aussi un indéniable talent, une voix puissante qu’elle explore au maximum avec ce concert entamé par « Escroc », « D’accord » et « M’aimer tout le temps ». Avec « Dalida », elle rend hommage à sa grand-mère, « la première qui m’a entendue chanter ». « Rappelle-toi » évoque les déceptions amicales tandis que « Des gens bien », son ode à son Nord natal, prend l’accent du Sud quand elle remplace malicieusement la bière par le pastis dans un couplet. Suivent « Restes d’averses » et « Mes rollers » puis un medley au piano sur des icônes de sa jeunesse, Paturel, Gall ou Sanson côté Françaises, Gala et Lady Gaga pour l’international.
Le fameux « Cœur maladroit », qui donne son titre à son premier album, arrive au bon moment pour enchaîner avec « The Climb », « Toutes les musiques que j’aime » et « Ma faute », la chanson qui l’a révélée. Avant « Fille ordinaire », au cas où, elle prévient que « c’est le dernier morceau mais bien sûr je vais revenir et il y en aura encore trois autres ». Ce seront « A la maison », « Si j’essaie pas » et « Que ça dure ». A 26 ans, pour elle, c’est bien parti !
En première partie, Mathilda a résonné comme une révélation. « Je suis trop ravie de jouer ici, dans le Sud, pour la première fois », appréciait-elle d’entrée. Avec la complicité d’Augustin aux claviers, elle a déroulé son univers électro avec des titres comme « Flashback », un duo avec le rappeur Dinos et son titre-phare, « ILOVEYOU ».
Ainsi se terminent les « Nuits » istréennes 2026, festival encore une fois épargné par le ciel quand on repense au déluge de samedi soir..
Marine, comme à la maison à Grignan
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