Vendredi 10 juillet 2026, la troisième soirée des Nuits d’Istres a encore tenu toutes ses promesses. Il ne faisait déjà pas froid au Pavillon de Grignan mais la température est encore montée d’un cran avec la prestation de Kendji
En première partie, Lenaïg a bien relevé le défi d’ouvrir une soirée dont elle n’était pas la tête d’affiche. La jeune Lyonnaise a interprété les titres de son encore jeune carrière, « Internet », « J’veux que t’aies mal », « Aussi simple que toi », « Du ferme », sa reprise de La Fouine, « Rien à carrer », premier extrait de son album à venir cet automne, « Je ne pense qu’à ça », « un de mes premiers morceaux, qui me permet d’être là ce soir » et au final « un titre inédit pas encore sorti ».
Telle une Lio mutine et libertine qui aurait mangé du bon vieux son rock des années 2000, avec son complice multi instrumentiste Tom, Lenaïg a su tirer son épingle du jeu.
Peu avant 22h, l’instrumental déjà ensoleillé de ses cinq musiciens intronisait l’entrée sur scène du tant attendu Kendji.
Le tout juste trentenaire, vêtu d’un bermuda et d’une chemise ample, a aussitôt capté le public de sa voix puissante avec ses premiers tubes, « Color Gitano », « Andalouse » et « Cool ». « Elle m’a aimé », avec l’appui d’un trompettiste puis « Tiago » annonçaient une phase plus tendre, couronnée par l’émotion intacte sur « La Mama ».
Puis Kendji a offert un moment de grâce quand il s’est intéressé aux panneaux tendus dans la foule. Là, les 78 ans d’une dame fêtait à l’unisson, ici, deux petites filles que l’artiste a aidé à monter sur scène pour une photo souvenir avant la révélation Lucas, un guitariste amateur qu’il a convié à ses côtés pour un morceau qui a électrisé la foule et l’a vu retourner s’asseoir sous une ovation. « Je me fais plaisir en faisant plaisir », souriait l’artiste.
Le concert reprenait avec « Évidemment », les gradins ondulant des bras telle une vague d’amour, « Si seulement » et à nouveau les rythmes latino-andalous à la fête avec la salve « Habibi », « No Me Mires Mas », « Que Dieu me pardonne », « Bebeto » et « Me Quemo ». Suivaient « Pour oublier », « Le feu » et « Le choix ». Au rappel, en ultime offrande, la reprise de « Bella » de Gims qui a contribué à révéler son talent intact.
Kendji a ensoleillé les Nuits de Grignan
Concert




