Lutte annuelle contre les chenilles processionnaires

Environnement
Cette image montre une personne travaillant en hauteur pour retirer des nids de chenilles processionnaires dans des pins. L'image est prise en contre-plongée (vue de bas en haut), ce qui accentue la hauteur de l'intervention. Le ciel est d'un bleu pur et sans nuages, offrant un contraste net avec les éléments au premier plan.

Les chenilles processionnaires du pin sont (hélas) de retour à Istres !

Originaires du pourtour de la Méditerranée, elles progressent vers le nord de la France à un rythme d’environ 4 km par an, en raison du changement climatique et de la montée des températures moyennes. Elles sont désormais présentes dans plus de 80% des départements français.
Ces larves du papillon de nuit Thaumetopoea sont surtout connues pour leur caractère extrêmement urticant et pour leur mode de déplacement en file indienne, d’où elles tirent leur nom.

En été, les adultes pondent des œufs sur les aiguilles des pins qui donnent ces cocons blancs caractéristiques. Les chenilles se nourrissent alors des aiguilles des pins et provoquent ainsi leur fragilisation et un ralentissement de leur croissance. En fonction des conditions climatiques, les chenilles quittent normalement leurs nids entre février et avril. Or, le réchauffement climatique et les hivers de plus en plus doux favorisent une éclosion toujours plus précoce.

C’est lors de ces processions que les risques d’urtication sont accrus. En effet, les chenilles projettent dans l’air des poils irritants. Il est ainsi recommandé d’éviter tout contact avec les chenilles et de protéger les populations sensibles et les animaux domestiques. Elles sont d’ailleurs classées dans la catégorie « nuisibles ».

La commune d’Istres met en place depuis plus de sept ans des campagnes de lutte contre ce fléau pour protéger l’important patrimoine boisé et préserver les habitants des nuisances. Elles concernent en particulier les grands axes, les parcs et jardins et les lieux fréquentés par le public.

Le traitement du cycle complet est assuré par une société dédiée.
Le prélèvement des nids par coupe mécanique a commencé début janvier et va se poursuivre jusqu’à mi-février. Ont déjà été traités les groupes scolaires, le secteur des Arnavaux et la colline du Castellan où pas moins de 1100 nids ont été découpés en deux jours. Sachant qu’un seul nid peut contenir jusqu’à cent chenilles, ce sont donc quelque 110000 chenilles qui ont été enlevées rien qu’à cet endroit !

La campagne se poursuit dans les zones sensibles comme le Prépaou et bien sûr à Entressen.
Malgré le dispositif déployé par la collectivité, l’éradication zéro est impossible. L'Agence Régionale de Santé Paca recommande donc au public :
- d’éviter la fréquentation des zones à proximité des pins infestés, de porter des vêtements couvrants si l’on se rend malgré tout dans ces zones.
- de ne pas manipuler les chenilles et les nids.
- de ne jamais balayer une procession de chenilles afin d’éviter de créer un nuage de poils urticants qui pourrait provoquer une atteinte cutanée, oculaire et respiratoire.
- d’éviter de se frotter les yeux en cas d’exposition.
- de ne pas faire sécher le linge à l’extérieur près des pins par grand vent.
- de prendre toutes les mesures de précaution pour éviter le contact avec les poils urticants déposés en particulier sur les pelouses, d’éviter de tondre les pelouses sous les arbres infestés.
En cas de contact, les poils urticants se fixant sur les cheveux et les vêtements, il est recommandé de :
- prendre une douche tiède avec lavage soigneux des cheveux au shampoing,
- changer de vêtements et laver les vêtements contaminés au dessus de 60°C.

Retrouvez les informations et conseils sur https://www.paca.ars.sante.fr/chenilles-urticantes-2